2020 : résilience, tendances et opportunités dans le monde du vin

Sommaire

  • Consommation mondiale : Tendances dans les principaux pays consommateurs de vin
  • L’impact de la Covid-19 sur le secteur du vin : principales tendances observées
  • Qui sont les perdants et les gagnants ?
  • Quelles sont les nouvelles opportunités ?

Consommation mondiale : Tendances dans les principaux pays consommateurs de vin

Au niveau mondial, la tendance de consommation (basée sur une estimation) est globalement à la baisse avec -3% soit 234 millions d’hectolitres. Rappelons que les cinq premiers pays consommateurs de vin sont respectivement, les USA, la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Unis. Avec de fortes variations pour cette année COVID, en fonction, comme le souligne l’OIV de : “de facteurs tels que les habitudes nationales de consommation (poids du vin par rapport au total des boissons alcoolisées…), la durée et la rigueur des mesures de confinement et des politiques associées comme les interdictions de vente, ainsi que le poids du tourisme dans la consommation nationale de vin.

Les tendances en hausse

Championne toute catégorie,  l’Italie qui a consommé 7,5 % de plus qu’en 2019, soit 24,5 millions d’hectolitres. Sa consommation se rapproche de celle de la France. Les apéros skype n’auront pas fait bouger les lignes dans l’hexagone. Les chiffres sont stables par rapport à 2019 avec 24,7 millions d’hectolitres. Tout comme aux USA,  avec 33,0 millions d’hectolitres comme en 2019 qui confirment encore sa position de premier pays consommateur de vin au monde. En Amérique du Sud, la consommation globale de vin a augmenté en 2020 par rapport à 2019. En Argentine, avec 9,4 millions d’hectolitres, la consommation de vin a augmenté de 6,5% par rapport à 2019. Avec 4,3 millions d’hectolitres en 2020, le Brésil (+18,4% /2019) a enregistré le plus haut niveau de consommation depuis l’année 2000. Au Chili, 1,8 millions d’hectolitres de consommation de vin a été enregistré en 2020.

Les tendances en baisse

A l’opposé, l’Espagne a consommé 9,6 millions d’hectolitres en 2020, soit -6,8% par rapport à 2019. De même, des pays comme le Portugal (4,6 millions d’hectolitres, -0,6% /2019), la Roumanie (3,8 millions d’hectolitres, -1,9% /2019), la Belgique (2,6 millions d’hectolitres, – 3,1% /2019), la Suède (2,2 millions d’hectolitres, -2,3% /2019) et la Hongrie (1,9 millions d’hectolitres, -10,2% /2019) ont vu leur consommation de vin diminuer en 2020. Avec une baisse de 19,4% par rapport à 2019, l’Afrique du Sud (3,1 millions d’hectolitres) a enregistré la plus faible consommation de vin de ces vingt dernières années. La cause ? Les ventes locales d’alcool ont été interdites (même les ventes en ligne) pendant 14 semaines durant la période de confinement.

L’impact de la Covid-19 sur le secteur du vin : principales tendances observées

En 2020, il s’est vendu légèrement moins de vin dans le monde (105,8 millions d’hectolitres, soit −1,7 % / 2019). Le marqueur le plus notable est en termes de valeur avec une baisse −6,7 % / 2019 soit 29,6 Milliard €.  “Le vin haut de gamme a été le plus touché par la fermeture des restaurants et des salles de dégustation, tandis que les grands producteurs qui ont maîtrisé leur distribution avec des grossistes partenaires majeurs ont pu tirer leur épingle du jeu”, selon l’OIV.

Qui sont les perdants et les gagnants ?

Ce sont les effervescents qui ont été le plus touchés, notamment les champagnes, associés à un instant festif. Les seuls qui tirent leur épingle du jeu sont les Prosecco. Côté format, les vins en bag-in-box ont connu une hausse prononcée de leurs ventes. Même si les BIB continuent leur forte progression, leur volume total reste cependant faible.

Quelles sont les nouvelles opportunités ?

En utilisant le mot clef “résilience”, Pau Roca, le directeur général de l’OIV, rappelle que “les producteurs de vin ont été confrontés à la nécessité de s’adapter à la diversification des marchés et des canaux de distribution et qu’ils le seront encore à l’avenir”. La fermeture complète ou partielle des cafés, hôtels et restaurants (CHR) a été compensée partiellement par une augmentation des ventes de vin via le commerce électronique et la grande distribution.

Qui dit résilience, dit adaptation.  Tout comme nous tous, dans nos secteurs et nos différentes fonctions. Pour lui, “seuls ceux qui intégreront des comportements d’adaptation pourront y faire face”. Les nouvelles opportunités à développer passent par la diversification, en commençant par la consommation.  Entre autres objectifs, l’OIV travaille pour convertir le vin en un produit de consommation davantage universel.

Anne Schoendoerffer

Source : https://www.oiv.int/en/oiv-life/2020-a-year-of-resilience

Le rosé, la couleur top tendance

Avec le printemps qui s’installe, le rosé s’affiche sur les tables. Cette couleur encore considérée il y a peu “comme un petit vin” par la majorité des consommateurs est devenue très tendance et se consomme de plus en plus tout au long de l’année. Preuve en est, entre 2002 et 2018, la consommation mondiale de vin rosé a progressé de 40 %. Qui le consomme ? Le produit ? Quelles évolutions ? …Découverte de cette couleur top trendy.

Sommaire

  • Une consommation en hausse exponentielle
  • Qui sont les premiers consommateurs mondiaux de rosé ?
  • Une production qui s’adapte à cette couleur
  • Pourquoi un tel succès ?
  • A chaque culture, sa couleur rose
  • A quels prix ?
  • Des rosés icônes aux rosés terroirs

Une consommation en hausse exponentielle

Selon les derniers chiffres disponibles publiés en 2020 par l’Observatoire Mondial du Rosé (CIVP / FranceAgriMer), la consommation mondiale de rosé est passée de 18,3 millions d’hectolitres en 2002 à 25,6 millions d’hectolitres en 2018. Soit une progression de 40 % en 17 ans ! Elle a atteint un niveau record en 2018, avec un bond de 9 % sur ce millésime par rapport à 2017. En comparaison, la consommation de vin tranquille sur les 3 couleurs (rouge, blanc et rosé) n’a évolué que de 5 % sur la même période.

Qui sont les premiers consommateurs mondiaux de rosé ?

La France est la première consommatrice de cette couleur avec 34 % de la consommation mondiale. Les Etats-Unis vivent une ascension exceptionnelle de la consommation de rosé avec 20 % de la consommation mondiale. L’Allemagne se positionne en troisième position.

Une production qui s’adapte à cette couleur

Le solde production/consommation est redevenu positif en 2018 pour la première fois depuis 2014 (on produisait moins de rosé que l’on en consommait). Les premiers producteurs sont la France : 28 %, les Etats-Unis : 19 %, Espagne : 17 %, Italie : 9 %, Afrique du Sud : 5 %

Pour répondre à cette demande en hausse, des vignobles de l’hexagone ont opéré une mutation vers le rosé. Comme pour les AOC du Languedoc qui en 2015 commercialisent 12 % de rosé et sont passés en 2020 à 18 %. Soit une progression de 9%.

Pourquoi un tel succès ?

Déjà en 2017, lors du salon professionnel vinisud à Montpellier, Sarah Abbott, Master Of Wine 2008, (le plus prestigieux diplôme dans le monde du vin) confiait : “ Boire du rosé est devenu très tendance dans de nombreux pays. Sur les réseaux sociaux, le simple #drinkrosé rassemble 6 millions d’utilisateurs aux USA. Cette présence a permis au rosé d’être associé au style de vie et au régime méditerranéens”. Parmi les autres raisons qui expliquent cette tendance, c’est aussi son côté décomplexé, facile, plaisir.

A chaque culture, sa couleur rose

Les Français préfèrent les rosés aux robes claires et peu soutenues. Les Italiens et les espagnols aiment les rosés plus foncés. Les Anglo-saxons apprécient les robes de teinte intermédiaire, avec une couleur rosée marquée.

A quels prix ?

Côté prix export, les vins rosés premium proviennent principalement de France (3,50€/75cl, prix douanes HT). A contrario, l’Espagne occupe une place forte sur l’entrée de gamme (0,75€/75cl, prix douanes HT). L’Italie de son côté baisse sur les volumes exportés de rosé, mais voit son prix moyen croître, atteignant 2,30€/75cl (prix douanes HT). C’est une des forces des rosés : un vin accessible avec un bon rapport qualité prix.

Des rosés icônes aux rosés terroirs

Deux tendances s’installent avec les vins rosés iconiques qui se dégustent toute l’année et les vins de terroirs à la belle matière. Côté très haut de gamme, la mise sur le marché en 2019 par le négociant languedocien Gérard Bertrand de son Clos du Temple à 190 € (AOP Languedoc Cabrières), est un bon exemple. Ce flacon casse les codes de cette couleur et se positionne, à juste titre, sur un rosé iconique, intemporel et gastronomique. Cette couleur encore considérée pour “un vilain petit sous-vin qui donnait mal à la tête et à boire vite est devenu un beau vin éclatant, léger et frais, aux arômes de fleurs et de fruits frais que l’on peut ouvrir sans chichi pour toutes les occasions et toute l’année”, comme le pointe Nathalie Caumette, la présidente de l’appellation Faugères, fraîchement élue Présidente de la nouvelle association internationale « Rosés de Terroirs » (composée des AOC Tavel, Bandol, Côtes de Provence, Côtes de Toul, Costières de Nîmes, Faugères, Rosé-des-Riceys et Bardolino Chiaretto). Ces vignerons de « Rosés de Terroirs » incarnent une nouvelle ère où le rosé n’est plus une variable d’ajustement mais un vin à part entière. D’ailleurs, notons que le millésime 2019 de ces vins de terroirs se déguste à merveille en 2021. Faites-le savoir.

Anne Schoendoerffer

Sources : Observatoire du Rosé CIVP / FranceAgriMer, 2020 ,CIVL, AOC Faugères, Anne Schoendoerffer

Quelles sont les tendances de consommation dans l’univers du vin ?

La France est le deuxième pays consommateur de vin au monde derrière les Etats-Unis et devant l’Italie. Plus de 3,5 milliards de bouteilles ont été consommées en 2019. Pourtant, en l’espace de cinquante ans, la consommation de vin dans l’hexagone a baissé de façon structurelle de 50 %. Car le vin est devenu un produit culturel et occasionnel. Pourtant, il reste la boisson alcoolisée préférée des Français. Alors regardons quelles sont les tendances de consommation via la dixième édition du baromètre Sowine*/Dynata 2021.

Sommaire :

  • Tendance les Français et le vin
  • Tendance les français et le vin bio
  • Tendance les Français et le digital
  • Tendance les Français et le no-low

Tendance les Français et le vin

Le dernier baromètre Sowine/Dynata 2021 montre que les Français sont de plus en plus nombreux à s’intéresser au monde du vin : deux sur trois déclarent s’y intéresser, et un sur deux se déclare amateur éclairé. Par ailleurs, la part de non-consommateurs diminue légèrement (11 %, en baisse de 5 points), et celle des grands consommateurs, qui consomment du vin une à plusieurs fois par semaine, atteint 50 %, contre 36 % en 2019. Pour les acteurs du vin, c’est une bonne nouvelle au regard des chiffres publiés par l’OIV (Organisation Internationale de la vigne et du vin). La consommation française est passée de 100 litres par habitant et par an en 1975 à 49,5 litres par an et par habitant de plus de 15 ans en 2019 (OIV, 2020).

Tendance les français et le vin bio

Le vin bio est entré dans les habitudes de consommation des Français et il ne cesse de recruter de nouveaux adeptes. Cette forte tendance se confirme d’autant plus chez les moins de 25 ans, qui sont près de 71 % à vérifier lors de l’achat si une bouteille de vin est bio. Quant aux connaisseurs, 85 % d’entre eux scrutent ce label avant de l’acquérir. À l’opposé, la part des français qui n’achète jamais de vin bio baisse de 21 %. Soulignons comme le note Sowine : “cette proportion est en baisse de -13 points par rapport à 2019”.

Tendance les Français et le digital

En 2020, le digital a été au cœur des vies des citoyens confinés et connectés. Dans l’univers du vin, d’après le baromètre, l’achat en ligne a connu un véritable boom : la part des acheteurs passe de 31 % en 2019 à 46 % en 2020. Qui plus est, 69 % des acheteurs en ligne accordent un budget supérieur à la moyenne à leurs achats en ligne, soit plus de 10 € par bouteille. 30 % de ceux qui ont acheté du vin en ligne l’ont fait majoritairement pour découvrir de nouvelles références, à 23 % pour acheter du vin pour leur consommation courante et à 17 % pour soutenir les producteurs. Étonnamment, 29 % des Français qui achètent habituellement du vin en ligne n’ont cependant pas acheté en ligne pendant les périodes de confinement.

Confinés et informés, telle est la tendance qui se dégage aussi de la part des interviewés. Les consommateurs sont nombreux à avoir recours à des sources d’informations numériques dans leur acte d’achat. Prioritairement via les sites web (38 %) et les réseaux sociaux (37 %). Ils sont 28 % à suivre des influenceurs vins et spiritueux. Plus d’un Français sur deux qui suit ce type de compte accorde une importance toute particulière aux conseils que les influenceurs peuvent leur promulguer. Par ailleurs, la moitié des grands acheteurs de vin (qui achètent du vin une à plusieurs fois par semaine) déclarent avoir déjà acheté un vin qui leur avait été recommandé sur les réseaux sociaux.

Tendance les Français et le no-low

S’il est un sujet que les acteurs du vin observent aussi de près, c’est aussi celui du no-low pour les vins sans alcool ou à faible taux d’alcool. Selon le Baromètre, 27 % des Français déclarent en consommer. Cette tendance parle plus particulièrement aux 18-25 ans, puisqu’ils sont 40 % à déclarer en consommer, contre 14 % chez les 50-65 ans. Parmi les principales motivations citées par les consommateurs de ces produits : le fait de faire attention à sa santé (41 %), la volonté de réduire sa consommation d’alcool (41 %), le goût (35 %) et le peu de calories associées (30 %).

*Depuis 10 ans, Sowine scrute les tendances de consommation des Français dans l’univers du vin. Le dernier sondage mené par Dynata pour l’agence conseil en marketing et communication a été réalisé en décembre 2020 auprès de 1005 Français représentatifs âgés entre 18 et 65 ans.                                                                  

Anne Schoendoerffer

Sources : vinetsociete.fr, OIV, www.sowine.com

Le boom des vins bio en France

Chaque année, depuis 28 ans, fin janvier, se tient Millésime Bio, le salon mondial du vin biologique. Cet événement majeur pour tous les professionnels du vin, tant les acheteurs que les vignerons, est l’occasion de faire le point sur ce marché côté consommation et côté production. Zoom sur cette filière dynamique.

Sommaire :

  • Une consommation en croissance
  • Un marché en plein boom
  • Où sont ils achetés ?
  • Côté production, une hausse soutenue
  • Les régions françaises leaders

Une consommation en croissance

Comme le souligne Jeanne Fabre des domaines Famille Fabre en Languedoc et Présidente de la commission Millésime Bio : “La crise sanitaire que nous traversons a fragilisé la filière vin, mais les derniers chiffres publiés par l’Agence Bio en juillet dernier sont porteurs d’espoir : la consommation d’aliments bio, et notamment de vin bio, ne cesse de prendre de l’ampleur. Cette crise aura eu pour effet une prise de conscience qui marque une évolution de la consommation vers des produits plus responsables, locaux et bio de préférence”.

Un marché en hausse constante

Selon les dernières données de l’OIV (Organisation Internationale de la vigne et du vin) en 2018, la consommation en France de vin bio représente en volume 4,7 % de la consommation de vin en France. La valeur des achats de vins biologiques par les Français est estimée à 979 millions d’euros en 2019, en augmentation de 5 % par rapport à 2018. En une décennie, entre 2010 et 2019, ce marché a quasiment quadruplé. Les vins bio sont en plein boom. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir les déguster. La demande est parfois, sur une certaine catégorie de vin, supérieure à l’offre.

Où sont ils achetés ?

46 % des ventes de vins bio (en valeur) sont effectuées via la vente directe. C’est le seul secteur des vins pour lequel la vente directe est le circuit de commercialisation principal. Les consommateurs aiment acheter leurs bouteilles bio directement chez le vigneron(e). A 22%, les Français se dirigent soit chez leurs cavistes soit dans les grandes surfaces et à 10 % en magasins spécialisés bio. Sans surprise, suite à la pandémie de la COVID 19, d’après les panels distributeurs IRI, en 2020, la grande distribution française a commercialisé 250 millions d’euros de bouteilles de vin bio (en hypermarché, supermarchés, enseignes de proximité et drive), soit une hausse de 5 % par rapport à 2019.

Côté production, une hausse soutenue

En France en 2019, 112 000 ha sont cultivés en bio (AB + conversions) par 8 039 exploitations (+ 20 % vs 2018). Soit plus de 14 % du vignoble national. Cette hausse est constante et progresse à un rythme soutenu avec plus 23 % par rapport à 2018. Cette même année, 1313 nouvelles exploitations se sont engagées en bio contre 891 en 2018, 572 en 2017 et 87 en 2016.

Les régions françaises leaders

Selon l’Agence Bio, quatre vignobles représentent 72 % des volumes mis sur le marché. Avec en haut du podium, la région Occitanie qui cultive 38 % des surfaces viticoles bio françaises. Soit 42 424 ha (certifiés AB + conversions) qui ont produit environ 1 million d’hl de vin biologique en 2019.

En deuxième position, Provence Alpes Côte d’Azur avec 23 012 ha (certifiés AB + conversions) puis la Nouvelle-Aquitaine avec 19 696 ha (certifiés AB + conversions). C’est Auvergne Rhône-Alpes qui se place à la quatrième place avec 7 570 hectares (certifiés AB + conversions)

Notons que si l’on regarde par département, c’est la Gironde qui arrive en première place !

Anne Schoendoerffer

Sources : SudVinBio, Agence Bio, Anne Schoendoerffer

Découvrir le vignoble de la République Tchèque

Les Tchèques sont les premiers buveurs de bière au monde avec 146 litres/an et par habitant en moyenne. Pourtant, ce petit pays au cœur de l’Europe, au passé viticole datant du IIème siècle, est une région passionnante tant par son histoire, ses cépages que son ouverture à l’oenotourisme. Un vignoble à découvrir d’urgence.

Sommaire :

  • Le vignoble de la République Tchèque : 98% du vignoble se situe en Moravie du sud
  • Les Tchèques et la consommation de vin
  • Un vignoble marqué par son passé communiste
  • Les cépages du vignoble Tchèque
  • Une destination de choix pour le Cyclo-Oenotourisme
  • Le réchauffement climatique, un avantage pour ce vignoble

Le vignoble de la République Tchèque : 98% du vignoble se situe en Moravie du sud

Le vignoble tchèque représente 0,24 % du vignoble mondial, selon les derniers chiffres publiés par l’OIV (Organisation Internationale de la vigne et du vin). Ses 18 068 hectares sont situés à 97 % en Moravie du Sud, au sud-est du pays, à la frontière avec la Slovaquie et l’Autriche. Sa production est orientée à plus des deux tiers vers les vins blancs. L’autre partie du vignoble est en Bohême, au nord de Prague. La Tchéquie dénombre plus de 1 000 établissements vinicoles répartis dans 6 sous-régions viticoles et 383 communes.

Les Tchèques et la consommation de vin

Un observateur Tchèque aime dire : “nous sommes patriotiques. Nous aimons boire les vins que nous produisons !”. Leur consommation annuelle de vin par habitant est de plus de 20 litres, dont 6 litres de vin tchèque. Pour couvrir leur consommation, ils importent 2/3 des vins.  La France est leur cinquième importateur en volume.  Les exportations sont négligeables.

Un vignoble marqué par son passé communiste

Suite au coup d’État communiste de 1948, tout a été nationalisé et collectivisé. Personne n’avait plus rien. Tout appartenait à tout le monde. Le seul objectif étant la quantité, personne ne se souciait de la qualité. Après la révolution de velours et la chute du rideau de fer en 1989, la restitution des vignobles et le début des investissements privés, ont conduit à la restauration des caves familiales et à la création de nouvelles entreprises. En 1995, la loi sur le vin et l’adhésion du pays à l’Union européenne le 1er mai 2004 finissent d’amorcer le renouveau du vignoble Tchèque.

Les cépages du vignoble Tchèque

Le vignoble tchèque compte 35 variétés de vins blancs et 26 variétés de vins rouges inscrites au registre national des variétés végétales. Parmi elles, on retrouve des cépages internationaux, tels le chardonnay, le riesling ou le sauvignon blanc, mais aussi des cépages comme welschriesling, blaufränkisch ou l’autchotone palava, croisement entre le savagnin rose et müller-thurgau. Très aromatique, sur des notes exotiques, ce cépage est très populaire en Tchéquie. D’ailleurs pour Miroslav Volarik, vigneron du domaine Vinařství Volařík, il est même “le porte-drapeau des vins de notre pays”.

Une destination de choix pour le Cyclo-Oenotourisme

Pour tous les amoureux de vin et de vélo, la Moravie du Sud est la région viticole rêvée. 1 200 km de pistes cyclables, reliant les villages viticoles, sont balisés. L’épine dorsale est la route des vins moraves longue de 289 km entre Znojmo et Uherské Hradiště. Des établissements traditionnels aux wineries modernes, tout est fait pour accueillir les cyclo-oenotouristes. 

Le réchauffement climatique, un avantage pour ce vignoble

Le vignoble situé en Moravie est à la même latitude que l’Alsace et la Bourgogne. Il bénéficie d’un climat continental humide, sans saison sèche, avec des hivers rigoureux et des étés chauds. La saison végétative est plus courte qu’en Europe occidentale et les raisins mûrissent plus tard dans l’année. Les vendanges se déroulent entre la mi-septembre et fin novembre. Avec ce climat, le réchauffement climatique est selon certains observateurs “plutôt bénéfique au vignoble de la République Tchèque”.

Anne Schoendoerffer

Sources :

L’élevage du vin en Bourgogne

Le vignoble de Bourgogne regorge de spécificités. L’élevage du vin en fait partie. Étape clé de la vie du vin, l’élevage en Bourgogne participe grandement au bon vieillissement du vin. Les techniques et les matériaux utilisés sont également spécifiques. Voici tous les détails concernant l’élevage en Bourgogne.

L’élevage, une étape clé de la vie du vin de Bourgogne

En Bourgogne, tous les vins (rouges, blanc ou crémant) passent par une phase d’élevage.

Cette étape qui se situe entre la vinification et la mise en bouteille agit directement sur le vieillissement du vin et donc sur la qualité du produit final.

Élever le vin nécessite de réaliser trois opérations successives :

  1. l’ouillage. Le vin est alors entreposé dans des fûts. Une partie du vin va alors s’évaporer. C’est ce que les viticulteurs aiment appeler la part des anges. Pour combler cette différence de niveau et éviter que le vin ne s’oxyde en surface, ils ajoutent régulièrement du vin dans le fût ;
  2. le soutirage. Il sert à séparer le vin des lies mais aussi à l’oxygéner. Plusieurs soutirages peuvent être réalisés. C’est le vinificateur qui décide du nombre de soutirages à réaliser pour obtenir les arômes souhaités ;
  3. le bâtonnage. Cette opération n’est pas réalisée dans tous vignobles de Bourgogne. Lorsqu’il est pratiqué, le vin est remué deux à quatre fois par mois. Il permet à l’ensemble du vin d’être en contact avec les lies.

Les spécificités de l’élevage en Bourgogne

L’élevage en Bourgogne est une étape considérée comme cruciale puisqu’elle permet d’affiner les arômes du vin.

D’ailleurs, dans cette région, sa durée peut atteindre 24 mois pour les vins rouges.

En Bourgogne, le vin est vieilli dans des fûts en chêne appelés pièces par les viticulteurs bourguignons. Ce sont ces  fûts d’une contenance de 228 litres qui apportent au vin ses notes boisées.

Le vieillissement du vin peut également se faire en cuve. Ce mode de conservation permet de garder une certaine fraîcheur. L’élevage en cuve est souvent utilisé pour les vins qui se consomment dans les premières années suivant la mise en bouteille.

Le choix du mode du contenant pour l’élevage du vin dépend donc  du résultat souhaité par le vigneron.

Juste après l’élevage vient l’étape de la mise en bouteille. Le vin n’a pas tout à fait fini de vieillir puisqu’il va continuer à évoluer. C’est pourquoi, en Bourgogne, le bouchon en liège est très répandu. En effet, sa porosité le rend très intéressant pour la poursuite du vieillissement du vin une fois en bouteille.

L’élevage en Bourgogne est une étape qui fait l’objet de toutes les attentions des vignerons. C’est à cette étape de vieillissement du vin qu’ils peuvent influencer les arômes qu’il dégagera lors de la dégustation. Qu’ils soient élevés en pièces ou en cuve, les vins de Bourgogne sont très appréciés des consommateurs.

Les abeilles et les vignes

Les abeilles, contrairement aux guêpes, sont très appréciées par les viticulteurs. Cela n’est pas étonnant au regard du rôle que joue les abeilles au sein des vignobles. Nous vous proposons donc de découvrir le lien qui existe entre les abeilles et les vignes.

Quel est le rôle des abeilles dans les vignes ?

La présence d’abeilles dans les vignes est souvent vue comme une aubaine par les vignerons.

En effet, les abeilles n’altèrent pas les vignes contrairement aux guêpes qui piquent les percent les baies de raisin. Les abeilles sont finalement peu attirées par le fruit qui produit peu de nectar.

En tant qu’insectes pollinisateurs, les abeilles sont à l’origine de 80% de la pollinisation du monde végétal. Elles jouent donc un rôle très important dans la reproduction des fleurs de la vigne et assurent la biodiversité du vignoble.

Dans un vignoble, elles n’ont pas besoin de parcourir de longues distances pour assurer cette fonction, ce qui les rend particulièrement efficaces.

D’ailleurs, les viticulteurs estiment que la présence d’abeilles dans les vignes permettrait d’accroître la production de raisin de 10 %.

Toutefois, pour profiter des avantages offerts par la présence des abeilles dans les vignes, les viticulteurs doivent veiller à leur proposer un environnement sain. Cela implique de réduire significativement l’usage des insecticides et autres produits chimiques nuisibles pour l’insecte mellifère.

Enfin, il est important de noter que l’action des abeilles dans les vignes ne change en rien les arômes du vin.

Quelles sont les vertus du miel ?

Au-delà des bienfaits des abeilles sur les vignes et sur l’environnement en général, ces insectes produisent du miel. Couramment appelé nectar des dieux, le miel est fabriqué à partir du nectar des fleurs prélevé par les abeilles.

Le miel peut être utilisé comme sucrant naturel, mais il peut aussi avoir des utilisations thérapeuthiques du fait de ses nombreuses vertus parmi lesquelles nous pouvons citer :

  • une action antioxydante ;
  • un pouvoir cicatrisant ;
  • une action anti-inflammatoire.

On le retrouve souvent dans les préparations pour lutter contre les maux de gorge, car il est apaisant.

Grâce à ses vertus, il est également utilisé comme pansements pour cicatriser des plaies ou des brûlures. 

De même, certains hôpitaux utilisent le miel pour les patients atteints de cancer qui reçoivent des traitements tels que la radiothérapie ou la chimiothérapie qui abiment la peau et assèchent la muqueuse de la bouche.

Les abeilles ont des bienfaits sur le vignoble et l’environnement en général, mais aussi sur les êtres humains grâce au miel qu’elles produisent.

Abeilles et vignes sont donc parfaitement compatibles. Il s’agit même d’un duo gagnant. De plus en plus de viticulteurs font installer des ruches à proximité des vignes pour protéger cette espèce en voie de disparition et profiter de ces bienfaits sur la vigne.

Comment accorder mets et vins ?

Généralement le vin se déguste au cours d’un repas. Or, pour mettre aussi bien en valeur le vin que le plat dégusté, il est important de trouver le bon accord entre mets et vins. Pour vous aider à choisir votre vin à chaque étape du repas, voici tous nos conseils.

Accord horizontal et accord vertical : Quelles différences ?

Mets et vins : l’accord horizontal

L’accord horizontal entre mets en vin consiste à tenir uniquement compte du vin et du plat qui l’accompagne.

Pour trouver la combinaison la plus harmonieuse possible, certaines règles sont à respecter.

Tout d’abord, il existe un principe que l’on pourrait appeler d’équivalence entre la puissance du vin et celle du met dégusté. Ainsi, un vin léger accompagne un plat fin et un vin corsé accompagne un plat relevé.

De plus, le vin et le plat doivent se valoriser mutuellement et non se faire concurrence. Les arômes doivent former une certaine harmonie. Par conséquent, si le plat se compose de nombreux parfums, il est préférable de choisir un vin peu complexe et inversement.

Pour éviter les fautes d’accord, vous pouvez privilégier la règle du terroir qui vise à servir un vin de la région pour accompagner un plat typique. Par exemple, un vin blanc de Cassis est idéal pour accompagner une bouillabaisse.

Mets et vins : l’accord vertical

Pour accorder mets et vins, il est également recommandé de prendre en considération l’accord vertical qui consiste à tenir compte des vins et des plats servis successivement. L’objectif est d’offrir une harmonie parfaite tout au long du repas.

L’ordre dans lequel les vins sont servis résulte alors de la combinaison de plusieurs règles :

  • servir les vins blancs avant les vins rouges ;
  • servir les vins jeunes avant les vins de garde ;
  • servir les vins secs avant les vins liquoreux ;
  • servir les vins frais avant les vins chambrés
  • servir les vins du moins alcoolisé au plus alcoolisé.

De plus, quand il s’agit d’accord vertical, il existe un principe incontournable qui dit que “le vin que l’on boit ne doit jamais faire regretter celui que l’on vient de boire”.

De manière générale, il est recommandé de ne pas servir plus de trois vins différents au cours du repas au risque de trop dérouter le palais des convives.

Dès lors, il est préférable de monter en gamme au fur et à mesure que les plats sont servis.

Accords mets et vins en résumé

Pour passer de la théorie à la pratique, nous vous proposons différents accords mets et vins parfaitement harmonieux.

Au moment de l’apéritif, afin de réveiller vos papilles et celles de vos convives, nous vous conseillons de servir un vin léger et pourquoi pas effervescent.

Que ce soit en entrée ou en plat, crustacés et poissons se marient à merveilles avec le vin blanc. Vous pouvez également garder le même vin pour l’entrée que pour l’apéritif.

Pour le plat, si vous servez de la viande vous pouvez proposer du vin rouge plutôt corsé avec de la viande rouge. Pour accompagner de la viande blanche, vous pouvez opter pour un vin blanc ou un vin rouge léger.

Au moment du plateau de fromage, le choix du vin pourra être différent en fonction du fromage dégusté. En effet, le vin rouge est souvent préconisé à ce moment du repas, mais un vin blanc liquoreux est aussi tout à fait adapté avec un fromage de chèvre ou un bleu par exemple.

Pour le dessert, les vins moelleux ou liquoreux sont idéaux.

Vous avez désormais les principales clés pour accorder mets et vins lors de vos repas professionnels ou en famille.

Le vignoble en Espagne

Le climat espagnol est plutôt favorable à la culture de la vigne et cela se ressent sur les vins qui y sont produits. L’histoire du vignoble en Espagne en témoigne tout comme le niveau de production. Certains vins espagnols sont d’ailleurs particulièrement connus.

Quelle est l’histoire du vignoble en Espagne ?

Le vin est présent en Espagne depuis l’Antiquité. Toutefois, le succès du vignoble espagnol est relativement récent puisque son essor à véritablement commencé au XIXème siècle. A cette époque, le vignoble bordelais est touché par une maladie qui ravage les vignes et les viticulteurs français décident d’investir la péninsule ibérique pour compenser les surfaces perdues. Les viticulteurs locaux bénéficient alors du savoir-faire de leurs homologues français.

Puis dans les années 70, le vin espagnol est de plus en plus prisé ce qui permet aux viticulteurs d’investir et d’équiper efficacement leurs propriétés. Cependant, à cette époque la quantité prime sur la qualité. Ce n’est que dans les années 80 que le vignoble d’Espagne commence à développer des vins qualitativement reconnus.

Le vignoble d’Espagne reste l’un des premiers producteurs de vin au monde.

La production de vin et les appellations en Espagne

L’Espagne consacre une très grande partie de son territoire à la viticulture. En effet, le vignoble espagnol est aux alentours d’un million d’hectares de vignes. La région de Castille-La Manche représente à elle seule la moitié de la surface de vigne en Espagne.

Cette large surface de vigne place l’Espagne au premier rang mondial même si en termes de volume produit, elle ne dépasse pas la France par exemple.

Du fait de son terroir étendu, l’Espagne a mis en place un système d’appellation relativement complexe. Les principales appellations sont :

  • Dénominación de Origen ou DO ;
  • Denominación de Origen e Calificada ou DOCa ;
  • Vino de Calidad con Indicación Geográfica ou VCIG ;
  • Vino de la Tierra ;
  • Vino de Mesa.

Ensuite, vous pouvez retrouver sur les étiquettes des bouteilles de vin espagnol la mention qui correspond au vieillissement du vin à savoir :

  • « vino joven » pour les jeunes vins ;
  • “Crianza” pour les vins élevés au moins deux ans, dont au moins un an en fûts
  • « reserva » pour les vins vieillis pendant trois ans à minima et qui ont été élevés au moins un an en barrique ;
  • « gran reserva» par les vins vieillis pendant cinq ans à minima et qui ont été élevés au moins trois ans en barrique.

Quels sont les principaux vins du vignoble espagnol ?

Parmi les vins espagnols, le plus connu et le plus ancien est la Rioja. Il s’agit d’un vin rouge équilibré qui fait l’objet d’une DOCa.

Dans la famille des vins rouges espagnols, le Valdepeñas est léger et savoureux. C’est l’un des vins emblématiques de la région de Castille-La Manche.

On retrouve également les vins de la Ribera del Duero

Le Txakoli quant à lui est originaire des vignobles du Pays basque espagnol. Ce vin blanc pétillant est issu de raisins encore verts ce qui lui donne son acidité si spécifique.

Le vignoble en Espagne est donc très riche et offre un large panel de vins tout aussi savoureux les uns que les autres.

La bouteille de vin en verre sous tous les angles

Pourquoi les bouteilles de vin sont-elles en verre ? Pourquoi existent-ils différentes formes ? La bouteille de vin en verre telle qu’elle existe aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard. Chacune de ses caractéristiques (matériau, contenance et forme) possède sa propre explication

L’histoire de la bouteille en verre et du vin

Dans l’Antiquité, le vin était entreposé dans des jarres ou des sacs en peau de bœuf afin de le protéger de l’air. Mais ces solutions n’étaient pas suffisamment pratiques. L’une était trop encombrante et l’autre contenait un petit volume de vin.

Les bouteilles en verre existaient déjà, mais leur usage était réservé au parfum.

Toutefois, avec l’évolution des pratiques de l’Empire romain, la bouteille de verre est adoptée pour le service à table du vin. Toutefois, la bouteille ne possède aucune solution de bouchage et ne sert qu’à transporter le vin de l’amphore jusqu’à la table.

Ce n’est qu’en 1634 que la bouteille de vin est définitivement utilisée pour la conservation, le transport et le service du vin. En effet, les Anglais comprennent l’influence du contenant sur le vin, et la nécessité de le protéger des rayons du soleil. C’est également à cette période que le liège se démocratise comme solution de bouchage.

La pratique se développe au XVIIIe siècle et le roi Louis XV finit par autoriser le transport du vin en bouteille (et non plus uniquement en barriques).

Pourquoi les bouteilles de vin font 75 centilitres ?

Traditionnellement, les bouteilles de vin ont une contenance de 75 cl et ce n’est pas un hasard.

Suite à l’adoption du système de poids et de mesure que l’on connaît toujours, il a fallu décider de la taille des bouteilles de vin au XVIIIème siècle. Or, il fallait également tenir compte de l’unité de mesure retenue par les Anglais avec qui les échanges de vins se faisaient en grande majorité.

Or, six bouteilles de vin de 75 cl correspondent à 1 gallon impérial.

C’est ce qui explique non seulement que le format de 75 cl a été retenu comme la règle, mais aussi que les caisses de vin contiennent six ou douze bouteilles.

Il existe cependant d’autres formats de bouteilles de vin comme le magnum (150 cl), le Balthazar (1200 cl) ou le Melchior (1800 cl) pour ne citer qu’eux.

Quelles sont les différentes formes de bouteilles de vin ?

On distingue sept formes de bouteilles de vin en verre différentes :

  • la bouteille de vin bordelaise qui est cylindrique, étroite et avec des épaules. Elle est utilisée pour les vins de Bordeaux, mais aussi plus généralement pour les vins du Sud Ouest ;
  • la bouteille de vin Bourguignonne est reconnaissable à sa forme conique et se distingue par l’absence d’épaules ;
  • la bouteille de vin Ligérienne est une variante de la bouteille bourguignonne, mais elle est plus fine ;
  • la bouteille de vin Provençale ou flûte à corset est utilisée pour les vins d’appellation Côtes de Provence. Les négociants y préfèrent la bouteille bordelaise ;
  • la bouteille Rhodanienne se distingue par la mention Côtes-du-Rhône gravée sur les épaules de la bouteille en verre ;
  • la flûte d’Alsace est un modèle de bouteille de vin protégé. Haute, fine et élégante, elle permet de repérer très facilement les vins d’Alsace ;
  • le clavelin du Jura est une bouteille réservée au vin jaune du Jura.

Les vignerons ont l’obligation d’utiliser une forme de bouteille de vin spécifique pour certaines appellations, c’est notamment le cas des vins d’Alsace.

La bouteille de vin en verre telle qu’on la connaît aujourd’hui est donc le fruit d’une évolution des pratiques et des connaissances en matière d’œnologie. Désormais, plusieurs formes et dimensions de bouteilles de verre peuvent être utilisées pour stocker le vin et le faire vieillir.