Les vignobles de Bordeaux : quelle est votre rive ?

Les vins de Bordeaux ont toujours fait parler d’eux. Ce vignoble aux 65 AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) possède de très beaux terroirs. Rive gauche ? Rive droite ou l’Entre-deux-Mers ? (Re)découverte de cette célèbre région viticole.

Sommaire :

  • Point sur le vignoble de Bordeaux
  • Rive gauche, rive droite ou l’Entre-deux-Mers ?
  • Les terroirs exceptionnels de la rive droite
  • Les célèbres Châteaux de la rive gauche
  • L’Entre-deux-Mers : « sa couleur, c’est le blanc »

Point sur le vignoble de Bordeaux

Le vignoble de Bordeaux s’étend sur 108 000 hectares de vignes. Il est géré par 5 300 vignerons, 29 caves coopératives et 3 unions ainsi que 300 maisons de négoce. Son vignoble génère 60 000 emplois directs et indirects qui sont pour l’essentiel non délocalisables.

La production annuelle 2022 est de 4,1 millions d’hectolitres, soit l’équivalent à 548 millions de bouteilles. Comme les bordelais aiment le dire « 18 bouteilles de vins de Bordeaux sont vendues chaque seconde dans le monde ». La production est très majoritairement en rouge à 85%. Le reste se répartit à 7% en blanc, 4% en rosé et 2% en crémant.

Rive gauche, rive droite ou l’Entre-deux-Mers ?

Le vignoble de Bordeaux, c’est une histoire de géographie. Pour comprendre ses 65 AOC, soit ¼ des appellations françaises, découvrons ses trois grandes zones.

Tout commence avec l’estuaire de la Gironde et plus en amont avec la Garonne et la Dordogne qui s’y jettent. Avec le vignoble de la rive droite au nord de la Dordogne et celui de la rive gauche, au sud de la Garonne. Et l’Entre-deux-Mers qui se situe, comme son nom l’indique bien, entre les deux fleuves.

Les terroirs exceptionnels de la rive droite

Au nord de Bordeaux, naissent les vins prestigieux des crus classés de Saint-Emilion avec comme star le Château Ausone et le Château Cheval Blanc. Ou encore sur l’appellation Pomerol, le célèbre Pétrus.

Dans ce climat tempéré, aux sols principalement argileux (et également composés de calcaire, de sable ou de graves), le Merlot est le cépage roi. A Saint-Emilion ou à Pomerol, il est utilisé majoritairement en monocépage ou parfois en assemblage avec le cabernet franc et le cabernet sauvignon.

Les vins de la rive droite sont considérés comme étant souples et équilibrés. En général, ils se dégustent plus facilement dans leur jeunesse que les vins de la rive gauche.

Les célèbres Châteaux de la rive gauche

Au sud, non loin de Bordeaux, les châteaux se font stars. Comme Château Margaux, Château Cos d’Estournel, Château Haut-Brion, Château Lafite-Rothschild ou Mouton-Rothschild. Entre autres. La renommée internationale de ces vignobles prestigieux tient aussi à leurs grands classements.  Le classement officiel des vins du Médoc de 1855, le classement des crus classés de Graves de 1953 et le classement officiel des Sauternes de 1855.

Le cépage roi sur cette rive est le cabernet sauvignon. Il s’assemble avec le merlot (ici minoritaire) et livre des vins puissants qui se subliment avec l’âge.

En blanc, dans le sauternais, où se trouve le Château Yquem, le sémillon et le sauvignon blanc sont les principaux cépages de ses grands vins blancs liquoreux. Le microclimat de ce terroir est favorable au développement d’un champignon, le botrytis, à l’origine de ces nectars dorés.

L’Entre-deux-Mers : « sa couleur, c’est le blanc »

Située entre la Garonne et la Dordogne, l’Entre-deux-Mers est considérée comme la plus grande région viticole du Bordelais. La couleur de ses vins  ? Très majoritairement le blanc. Avec comme star, le sauvignon. Dans l’appellation, il s’assemble avec le sémillon et la muscadelle. Notons que depuis le millésime 2023, les vins rouges sont passés en appellation d’origine contrôlée.

Alors rive gauche, rive droite, ou l’Entre-deux-Mers ? Une chose est sûre. Le vignoble Bordelais se réinvente et se tourne vers ses consommateurs. Avec des bouteilles plus accessibles tant dans leur nectar que dans leur packaging, grâce à ses vigneron(ne)s engagés dans les démarches environnementales. A (re)découvrir sur place sur les routes du vin de Bordeaux.

Anne Schoendoerffer

Sources : www.bordeaux.com/fr , Anne Schoendoerffer,  ©AdobeStock_Igor Normann

Quelles sont les forces et les tendances des acheteurs de vin bio en France ?

Dans le cadre de l’observatoire européen de la consommation de vins biologiques, les organisateurs du salon Millésime Bio*  via le cabinet Circana ont interviewé en septembre dernier, 1054 acheteurs de vins bio. L’objectif : déterminer une typologie de l’acheteur français de vins bio.

Quelles sont les forces de ce marché ? Quelles sont les tendances positives ? Point sur les résultats de cette étude.

Sommaire

  • Quel marché et quelles surfaces ?
  • Quelles sont les forces du marché du vin bio ?
  • Quelles sont les tendances positives aux achats de vin bio ?
  • Quel prix et pourquoi le bio ?

Quel marché et quelles surfaces ?

Malgré un contexte tendu pour le secteur du vin et pour le bio alimentaire,  » la filière des vins bio affiche sa bonne santé. Elle est en pleine croissance avec un chiffre d’affaires en hausse de 6,3 % en 2022″ pointe Nicolas Richarme, le président de Sudvinbio.  En 5 ans, son marché a augmenté de 50%, passant de 444 millions en 2012 à 1,463 milliards d’euros en 2022.

Et le vignoble français devient de plus en plus bio. Il est passé de 78 471 hectares en 2017 à 170 806 en 2022.

Quelles sont les forces du marché du vin bio ?

C’est grâce à la spécificité de ses circuits de distribution que les vins bio résistent. Pour Nicolas Richarme, sa première force est « la vente directe ».  Elle représente 30% et sa progression est de 5% en 2022. Son autre force est l’export avec 38% (+2% en 2022).  Comme le  précise Christophe Ferreira, le consultant du cabinet Circana : « A l’export, la marge de développement est importante ».

La croissance est également présente en CHR (+ 12 %) et chez les cavistes (+ 8 %). Ces bons chiffres compensent les circuits qui régressent en grande distribution (- 7 %) et dans les magasins spécialisés bio (- 7 %).

Quelles sont les tendances positives aux achats de vin bio ?

Cette filière continue de recruter des nouveaux clients. « Sur les 12 derniers mois, 39 % de néo-acheteurs de vin bio ont été enregistrés, avec des profils plus jeunes avec 12% de moins de 25 ans. Ils sont aussi  plus diversifiés socialement », explique Christophe Ferreira.

Des achats en croissance

37 % des acheteurs ont augmenté leurs achats de vin bio au cours de l’année, alors qu’ils sont 11 % à les avoir réduits. Et ils sont 32 % à prévoir les augmenter à l’avenir, contre 12 % qui pensent les réduire.

Cerise sur le gâteau, ces consommateurs de nectar bio font gagner des parts de marché au bio.

Comment ? Parce que 92 % des acheteurs de vin bio sont mixtes (bio et non bio). Ils achètent en moyenne 42 % de vins bio et 58 % de vins non bio. Or, ceux qui prévoient d’augmenter leurs achats de vin bio sont plus nombreux que ceux qui prévoient d’augmenter leurs achats de vins non bio.

Quel prix et pourquoi le bio ?

A quel prix ?

Plus les acheteurs cherchent des vins de qualité, plus ils considèrent que le vin doit être bio.

Entre 5 et 10 euros, 27 % des acheteurs de vin bio estiment qu’il est indispensable qu’un vin soit bio. Au-dessus de 15 euros, ils sont 36 %.             

Pourquoi achètent-ils des vins bio ?                            

71 % des acheteurs de vin bio se disent motivés par des préoccupations environnementales. La confiance et la santé sont aussi des critères importants. Mais ils sont également 33 % à expliquer qu’ils achètent du bio de façon « passive » : le bio n’est pas en effet le premier critère de l’achat mais ils achètent bio car les vins qu’on leur conseille ou qui ont leurs préférences sont bio.

Comme le dit Christophe Ferreira, « le vin bio est un marché atypique par rapport aux autres produits de la filière bio ». Avec une belle dynamique de croissance et des tendances favorables aux achats de vin bio.

 Anne Schoendoerffer,©Canva_shotprime

Sources : AgenceBio, MillésimeBio/Sudvinbio

*Le salon Millésime Bio, le plus grand salon de vin bio au monde, se tient pour sa 31ème édition à Montpellier du 22 et 23 janvier 2024 en digital, et en présentiel du 29 au 31 janvier 2024

Rome : découvrir le vignoble du Latium

Lorsque l’on pense à Rome, on cite le Colisée, le Vatican, le Panthéon, l’énergie de la capitale italienne, et tant d’autres incontournables. Et ses vignes ? Hormis les romains, le vignoble du Latium (nommé Lazio en italien) est peu connu. Quelle est son histoire ? Quels sont ces cépages ? Découverte d’un vignoble séculaire qui grâce à la nouvelle génération est en train de s’ouvrir à l’international.

Sommaire :

  • Les vins du Latium, entre héritage séculaire et modernité
  • Le vignoble du Lazio
  • Les cépages indigènes
  • Oenotourisme dans le latium

Les vins du Latium, entre héritage séculaire et modernité

L’histoire du vin dans le Latium remonte aux étrusques. Sa production, à l’Antiquité. Les vignobles étaient présents dans la Rome antique. Et dans tout l’Empire romain, les vins locaux étaient réputés.

Cette tradition viticole a traversé les siècles. Aujourd’hui la jeune génération, souvent féminine, perpétue cette histoire viticole séculaire en l’ancrant dans le XXIème siècle. Comme au domaine Merumalia, géré par deux jeunes femmes qui allient tradition viticole, agriculture biologique et modernité du lieu et des vins. Ou à Casale Vallechiesa, qui s’inscrit dans l’innovation pour améliorer à la fois l’expérience de ses clients et la production, via la blockchain.

Le vignoble du Lazio

Les 18 000 hectares de vigne s’étendent tout autour de la capitale, majoritairement sur des collines douces. Son climat méditerranéen, malgré le changement climatique, reste propice à la culture de la vigne. Les sols sont variés, allant des sols volcaniques aux sols argileux.

Les producteurs s’ouvrent à l’agriculture biologique depuis 2014. Selon l’ARSIAL (L’Agence Régionale pour le Développement et l’Innovation de l’Agriculture du Latium), 14% du vignoble régional est en bio (+45% par rapport à 2014).

Les 400 caves du Lazio produisent en moyenne 0,8 million d’hectolitres de vin par an, à 75% en blanc et 25% en rouge. Sur leurs 6 IGP (Indication Géographique Protégée) et 27 AOP (Appellation d’Origine Protégée, DOP en italien), une vingtaine est dédiée à la production de vin blanc.

Les vins du Lazio, jusqu’ici consommés très majoritairement par les romains, sortent du marché local. Les exportations de vins « made Lazio » ont augmenté de +20,4% par rapport à 2020, selon Istat-Qualivita.

Les cépages indigènes

Les vins du Latium tirent leur caractère des cépages autochtones, présents depuis des siècles.

La base ampélographique régionale recense 94 cépages avec 45 raisins blancs, 42 raisins noirs, 2 raisins roses et 1 raisin gris.

En blanc, les stars indigènes sont le Trebbiano et la Malvasia. En AOP Frascati, une des plus emblématiques de cette région, l’assemblage se fait en Malvasia, Trebbiano, et Bellone. Ces vins sont sur la fraîcheur et la vivacité.

En rouge, le roi incontesté est le Cesanese aux faibles rendements et qui mûrit tard. Il livre des jolis arômes de cerise et d’épices. Parmi, les autres cépages rouges indigènes, citons le vigoureux Nero Buono.

Oenotourisme dans le latium

Dans le latium, l’oenotourisme se conjugue entre richesse culturelle et gastronomique. De la culture antique, à la vie romaine trépidante, le Vatican, la gastronomie et les vins, tout est réuni pour vivre une expérience œnotouristique riche. Les domaines familiaux, comme Villa Simone ou des caves coopératives qualitatives plus vastes, telle Cincinnato, sont souvent ouverts tous les jours. Tradition oblige, les romains continuent aujourd’hui encore, de venir régulièrement chercher leur vin directement au domaine. Munis de leur dame jeanne pour les plus romantiques ou les mains vides afin de repartir avec leur Bag in Box pour les plus modernes.

Explorer de nouveaux horizons vitivinicole dans le vignoble du Latium est une belle idée.

Anne Schoendoerffer ©AdobeStock_margot

Sources : https://www.arsial.it/ , Anne Schoendoerffer

Tout savoir sur la nouvelle AOP  Vins Sable de Camargue

Les Vins Sable de Camargue viennent d’obtenir l’Appellation d’Origine Protégée « Sable de Camargue ». Quel terroir se cache derrière cette appellation ? Pourquoi parle t’on de gris ou de gris de gris ? Zoom sur cette appellation spécifique du lido où le sable règne en maître.

Sommaire :

  • Le vignoble Vins Sable de Camargue
  • Des vignes préphylloxériques
  • Gris ou Gris de gris ?

Le vignoble Vins Sable de Camargue

Plongez dans le lido entre Sète et les Saintes Maries de la Mer, en passant entre autres entre Marseillan, Le Grau du Roi, Aigues-Mortes, et vous verrez les 3 000 hectares de vignes plantées dans le sable. Un paysage unique entre lagunes et marais salants, camaïeux de rose et flamants, emblème de l’appellation. Pas seulement. Sur ces sols  pauvres et très perméables à l’influence marine marquée par les vents, la diversité biologique de l’environnement est exceptionnelle. Plus de 1000 espèces entre faune et flore profitent des 300 jours de soleil par an.

Des petits viticulteurs qui travaillent quelques rangées de vignes, aux exploitations familiales, en passant par l’une des plus grandes exploitations européennes, ils sont 89 à travailler ce vignoble  à 90% en agriculture biologique et en conversion. Comme le souligne l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG) Sable de Camargue : « Nous sommes une des rares appellation à pouvoir revendiquer quasiment toute la surface du vignoble en agriculture biologique ».

Des vignes préphylloxériques

A la fin du  XIXè siècle, le phylloxéra, puceron parasite venu des Etats-Unis,  dissémine des millions d’hectares de vignobles, en Europe et dans le monde entier. Ce petit insecte de 0,5 mm continue toujours de pulluler, sauf dans quelques pays comme le Chili ou sur certaines parcelles, généralement protégées par des murets comme au clos Cristal en Val de Loire. Et sur le terroir Sable de Camargue qui naturellement grâce à sa texture sableuse empêche la formation de galeries où se répand le puceron. La vigne est ainsi franche de pied, non greffée sur un plant américain résistant, contrairement à la quasi-totalité du vignoble mondial.

Gris ou Gris de gris ?

Gris ou Gris de gris, tout réside dans le cépage et dans l’assemblage ou non. Si vous dégustez un vin en AOP  Vins Sable de Camargue Gris de gris, c’est un 100%  grenache gris. Si vous faites le choix d’un Gris, c’est alors un vin d’assemblage. Sur le terroir de camargue, les cépages principaux sont le grenache noir, le merlot et le grenache gris. On trouve aussi du cinsault, du cabernet sauvignon, du cabernet franc, du chardonnay, du grenache blanc et du carignan.

Coté vinification, comme le précise le guide Hachette : « le vin gris est obtenu en vinifiant en blanc des raisins à la pellicule colorée (noire ou grise), par pressurage direct, sans macération. Il s’agit d’un rosé très peu coloré ».

Côté robe, le Gris et le Gris de Gris sont différents des vins rosés « classiques ». Leur teinte est très peu soutenue avec une robe pâle saumonée.

Les moines Bénédictin ne se sont pas trompés lorsqu’ils ont planté au VIIè siècle de la vigne sur la  commune de Saint Laurent d’Aigouze, dans le sud du département du Gard, en région Occitanie. Cette nouvelle AOP  Vins Sable de Camargue est vraiment singulière.

Anne Schoendoerffer ©AdobeStock_Rostislav Sedlacek

Sources : www.vin-sable-camargue.com, www.hachette-vins.com

A la découverte des Climats de Bourgogne

Connaissez-vous les Climats de Bourgogne ? Ici, on ne parle pas de la pluie et du beau temps. Mais d’un trésor viticole. Lequel ? Que se cache t’il derrière ? Quelle est son histoire ? Flash sur ce vignoble qui vient d’ouvrir dans 3 lieux différents, la Cité des Climats et vins de Bourgogne.

Sommaire :

  • Les climats de Bourgogne, c’est quoi ?
  • Une histoire séculaire
  • Le vignoble de Bourgogne
  • 1 « Cité des Climats et vins de Bourgogne » dans 3 lieux

Les climats de Bourgogne, c’est quoi ?

Le mot « Climat », avec un « C » majuscule, est le terme bourguignon de leur terroir viticole. Il désigne une parcelle de vigne qui est délimitée, nommée et exploitée par l’Homme, souvent depuis des siècles. Chaque Climat possède ses caractéristiques géologiques, hydrométriques et d’exposition particulières. Sur sa parcelle, la vigneronne ou le vigneron travaillent en production monocépage. Ils vendangent et vinifient un seul cépage séparément. Ce vin prend alors le nom du Climat dont il est issu.

Une histoire séculaire

C’est le long des emblématiques Côte de Nuits et Côte de Beaune, que dès le VIe siècle, l’identité des Climats et de leurs crus émergent. Au fil des siècles, moines, ducs, parlementaires, bourgeois, négociants et vigneron(ne)s construisent le vignoble des Climats. 1247 précisément qui sont délimités par des murets, clos, cabottes et chemins, telle une fine mosaïque. La création des AOC en 1935 officialise l’identité des Climats et de leurs crus. Et depuis le 4 juillet 2015, les Climats du vignoble de Bourgogne  sont inscrits sur la liste prestigieuse du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une première au monde qui reconnaît la « valeur universelle exceptionnelle » de cette œuvre conjuguée de l’homme et de la nature.

Le vignoble de Bourgogne

Le vignoble s’étend sur 230 kilomètres de long, du nord de Chablis au sud du Mâconnais, et compte 30 052 hectares de vignes. Il est géré par 3 577 domaines viticoles, 16 caves coopératives et 266 maisons de négoce. La production annuelle est de 1,45 millions d’hectolitres, répartie en 60 % de vins blancs, 29 % de vins rouges et rosés et 11 % de Crémant de Bourgogne. Plus de 200 millions de bouteilles sont commercialisées chaque année, dont la moitié est vendue à l’export.

Parmi les 84 AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) de Bourgogne, citons la Côte de Nuits et ses emblématiques appellation, comme : Gevrey-Chambertin,  Nuits-Saint-Georges, Vougeot et Vosne-Romanée où se situe l’un des domaines les plus prestigieux au monde : le Domaine de la Romanée-Conti.

Ou la Côte de Beaune entre Pommard, Volnay ou Montrachet, superbe grand cru classé au premier rang mondial des vins blancs secs. Pour l’anecdote, son « climat » Montrachet exprime l’absence de végétation en sommet de colline.

1 « Cité des Climats et vins de Bourgogne » dans 3 lieux

La cité, ouverte officiellement en juin 2023, a été pensée en 3 lieux : à Chablis, Beaune et Mâcon. L’objectif ? Faire découvrir, du nord au sud, le patrimoine viticole et la culture liés à l’univers de la vigne et du vin en terres bourguignonnes.

A Chablis, dans le cellier du Petit Pontigny, un bâtiment historique du Moyen-Âge, on découvre les vignobles du nord de la Bourgogne : le Chablisien, le Grand Auxerrois, et le Châtillonnais.

A Mâcon, c’est dans les locaux du Bureau Interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), que les vignobles du sud sont mis en lumière.

A Beaune, la plus grande des trois cités, incarne l’identité globale de la Bourgogne et ses Climats. Elle met en valeur la spécificité de tous les territoires  viticoles bourguignons : Chablis, Grand Auxerrois, Châtillonnais, Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise et Mâconnais.

Entre pinot noir et chardonnay, les cépages rois de ce vignoble, la Bourgogne appelle définitivement à la découverte de ses Climats, de ses cités et de ses vins.

Anne Schoendoerffer, © AdobeStock_photographyfirm 

Sources : https://www.citeclimatsvins-bourgogne.com/ https://www.vins-bourgogne.fr/

Participez au premier registre international des vieilles vignes en ligne

Fin juin 2023, sur zoom, le premier registre international des vieilles vignes, nommé « The Old Vine Registry » a été lancé via la sphère de Jancis Robinson MW. Avec un appel à toutes les vigneronnes et les vignerons du monde entier pour aller enrichir en ligne ces données précieuses. Pour quoi ? Pour qui ? Zoom sur ce merveilleux projet collaboratif en accès libre.

Sommaire

  • A l’origine de The Old Vine Registry ?
  • Comment contribuer à ce site ?
  • Quelles vignes peuvent être inscrites ?
  • Les objectifs ?
  • Pour qui ? Pour quoi ?

A l’origine de The Old Vine Registry ?

Tout commence avec la célèbre et fascinante Master of Wine (MW) Jancis Robinson. Dès les années 2000, elle et son équipe rédigent des articles sur le patrimoine des vieilles vignes. Peu à peu, ils dressent un registre sur un simple tableur. L’idée est de suivre les vieux vignobles et les vins qui en sont issus car ces vignes sont sous-évaluées et menacées. Une évidence apparaît : elles font partie de notre patrimoine historique, culturel et scientifique. De l’autre côté du globe, en Afrique du Sud, à la même époque, Rosa Kruger (actuelle fondatrice et présidente du Old Vine Project) planche sur toutes les vieilles vignes du Cap. Pour cause. Dans ce pays, comme elle le souligne lors de la conférence : « ​​Ici, on ne peut pas vendre de vins si les vignes ne sont pas enregistrées et ce depuis 1900 ». La simple feuille de calcul s’enrichit au fil du temps et des collaborateurs qui les rejoignent. Tout s’accélère suite au lancement de Old Vine Conference par Sarah Abbott MW. 

A présent, sur  www.oldvineregistry.org, en quelques clics, on découvre tous les vignobles déjà répertoriés. En France, par exemple, le plus vieux vignoble inscrit date de 1800. Il se situe à Bordeaux, en appellation Pessac Léognan.

Comment contribuer à ce site ?

Tout le monde est encouragé à contribuer. Qu’il s’agisse de votre ancien vignoble ou d’un ancien vignoble que vous connaissez. Si vous ne le trouvez pas dans la base de données, il suffit d’utiliser le formulaire en ligne pour soumettre des suggestions d’ajouts au registre. En fournissant autant d’informations que possible afin que cette base de données reste dynamique et s’enrichisse.

Quelles vignes peuvent être inscrites ?

Pour être inscrit dans ce registre, les vignobles doivent être âgés d’au moins 35 ans. Cette condition d’âge minimum correspond aux critères établis par plusieurs organisations à travers le monde, notamment The Old Vine Conference , le Old Vine Project d’Afrique du Sud , la Barossa Valley’s Old Vine Charter, et bien d’autres encore.

Les objectifs ?

L’objectif principal est de devenir la source la plus fiable et la plus approfondie sur les vignobles de vieilles vignes au monde. Mais aussi de connecter les personnes aux vignobles de manière à assurer, directement et indirectement, leur préservation. Comme le pointe Alder Yarrow, blogueur américain, rédacteur chez jancisrobinson.com, « il faut aussi que les gens dégustent ou achètent les vins de ces vieilles vignes car autrement elles ne seront jamais rentables et elles seront arrachées ».

Pour qui ? Pour quoi ?

Pour les étudiants en vin et en viticulture, les chercheurs, les amateurs de vin pour améliorer leur connaissance des nectars qu’ils boivent, et les inciter à rechercher davantage de vins de vieilles vignes. Mais aussi pour mettre en relation ceux qui achètent du vin avec ceux qui entretiennent les vignes. Pour au final, valoriser leur valeur économique et rentabiliser le travail des vignerons dans ces vignobles. Car comme le souligne, Tamlyn Currin, rédactrice en chef de JancisRobinson.com : « On aime les histoires des vieilles vignes parce qu’elles sont belles . Mais c’est surtout un héritage fabuleux. Ces vignes sont résilientes. Elles ont des choses à nous apprendre ».

Anne Schoendoerffer

Sources : www.oldvineregistry.org,©lorenza62/AdobeStock

Le vignoble de l’Istrie en Croatie

Le vignoble de l’Istrie en Croatie est une destination unique. Situé au nord-ouest de la Croatie et à seulement 2 heures de Venise par la route, ce vignoble séculaire est en plein renouveau. L’occasion de le découvrir et de se laisser tenter par la dégustation de ces cépages indigènes.

Sommaire :

  • La péninsule de l’Istrie
  • Le vignoble de l’Istrie
  • Les cépages de l’Istrie
  • Invitation à l’oenotourisme

La péninsule de l’Istrie

Eaux turquoises, collines, vignobles en terrasses, oliviers, villages médiévaux perchés, îles….bienvenue dans les paysages qui entourent ce vignoble croate.  Nous ne sommes pas en Toscane ou dans le sud de la France mais en Istrie, située au nord-ouest de la Croatie. Bordée à l’ouest par l’Adriatique, cette péninsule partage sa frontière avec la Slovénie et l’Italie. Quand les croates présentent cette région, ils aiment dire qu’elle est presque au cœur de l’Europe, à mi-chemin entre l’équateur et le pôle Nord. Au cours du seul siècle dernier, la région a été austro-hongroise, puis italienne, yougoslave et enfin croate. Ce mélange d’influences explique selon un observateur « pourquoi ses habitants se considèrent avant tout comme des Istriens plutôt que Croates, Slovènes ou Italiens. L’identité istrienne est très claire et fortement reflétée dans les vins produits ici ».

Le vignoble de l’Istrie

La Croatie compte 17 600 hectares avec 1 575 producteurs dont 336 viticulteurs/producteurs qui possèdent plus de 5 hectares. La production du pays en 2022 est de 525 751 hectolitres dont 76% de vin blanc, 21% de rouge et 3% de rosé.

Et l’Istrie ? Selon la Master of Wine anglaise, Caroline Gilby :  » l’Istrie est la plus petite région viticole de Croatie, avec 3 010 hectares, mais elle est l’une des plus réputées ». Notamment grâce à l’élan et la co-opération de vignerons qui ont créé l’association « Vinistra » en 1994.  Aujourd’hui, elle unit la majorité des représentants avec plus de 120 membres.

Leurs objectifs ? Améliorer et développer la viticulture et la vinification en Istrie pour devenir d’ici 2030, la première région viticole de Croatie.

Les cépages de l’Istrie

La star ici est un cépage indigène, nommé génériquement la Malvoisie, et spécifiquement Malvasia Istriana. Elle fait partie intégrante de l’identité de la région et représente généralement 70% de l’encépagement des domaines.

Ce blanc livre des aromatiques très différentes selon sa vinification. Pour les « fresh Malavasia », sans élevage sous bois, les vins sont très « peps », en acidité, en tension et en salinité. Pour ceux élevés en barrique, nommés « aged Malvasia », ils livrent plus de complexité, avec des notes florales et de fruits jaunes. Ce cépage est aussi utilisé pour les vins orange, les vins doux et même les effervescents.

En rouge, le cépage roi autochtone est le Téran.  Il est cultivé dans la péninsule d’Istrie depuis plus de 600 ans. Au XIXe siècle, c’était le cépage le plus répandu en Istrie et occupait plus de 80% de la superficie du vignoble. Aujourd’hui, il couvre 250 hectares. Son abord est un peu austère mais il sait aussi livrer de jolis arômes de fruits rouges et noirs, avec des notes poivrées.

Les autres cépages rouges de la région sont l’indigène, Refošk et les internationaux Merlot et Cabernet Sauvignon.

Invitation à l’oenotourisme

La péninsule viticole invite à l’oenotourisme. Tout d’abord par la beauté de ces paysages très variés entre la côte adriatique et ses villages perchés. Des villages comme Motovun côté terre, ou côté mer, Porec et les îles Brijuni, sont des lieux magnifiques où il fait bon vivre. Aux choix : visites culturelles et naturelles, détente en bord de mer ou dégustations gastronomiques. Dans cette péninsule, la cuisine est un mélange d’influences méditerranéennes et de l’Europe centrale. Unique et délicieuse avec en prime les truffes de l’Istrie. L’offre touristique est aussi très développée. Et les domaines s’ouvrent à l’oenotourisme. Comme au domaine de Koslovic, où vous pourrez déguster au sommet d’une colline avec vue sur les vignes et les oliviers, l’un des meilleurs vins de la péninsule d’Istrie.

Anne Schoendoerffer,© PHANT/Adobestock

Sources :

https://vinistra.hr/en, https://concoursmondial.com/, Anne Schoendoerffer

Les challengers du vin

Quel est le point commun entre l’Autriche, la Bulgarie, le Canada, la Suisse, l’Inde et le Royaume-Unis ? Ils  font partie des challengers identifiés par FranceAgriMer dans la dernière veille concurrentielle sur le marché mondial du vin.  Pourquoi ? Quel est le potentiel de ces pays ? Point sur ces producteurs très différents.

Sommaire :

  • Les atouts de la Bulgarie et de l’Autriche
  • Aux pays du froid : le Canada et la Suisse
  • Inde et Royaume-Unis : potentiel consommateurs et potentiel producteur ?

Les atouts de la Bulgarie et de l’Autriche

Depuis des millénaires, la vigne fait partie de la culture de la Bulgarie. Elle bénéficie d’une grande diversité de vignobles et de cépages dont 30% sont autochtones. Ce sont les forces de ce pays.  Car, les 26 000 ha de vignes dédiés à la production de vin sont principalement cultivés par des  micro-exploitations et de petits producteurs pour leur consommation personnelle. Les grandes exploitations vinicoles représentent seulement 6 % de ces entreprises mais 64 % des surfaces bulgares.  Comme le souligne FranceAgrimer : « pour pallier le manque de compétitivité des vins bulgares, le ministère de l’Agriculture a lancé une stratégie nationale du développement du secteur vitivinicole 2022-2027 ».

L’Autriche avec ses 42 835 ha est un challenger. Ses atouts ? L’exportation de ses vins qui a augmenté de 50 % entre 2012 et 2021. Ses clients sont notamment l’Allemagne, la Suisse,  la Scandinavie mais aussi l’ Amérique du Nord. La filière sait aussi bien valoriser ses vins blancs et elle mise de plus en plus sur la production de vins biologiques. Pour preuve, la présence lors de la dernière édition du salon MillésimeBio 2023, de la jeune vigneronne du domaine Kremstal qui présentait 6 cuvées en blanc, dont 2 effervescents, avec beaucoup de peps et une très belle buvabilité.

Aux pays du froid : le Canada et la Suisse

Au Canada, il n’y a pas que les vins de glace. Ses 13 000 ha de vignes sont dédiés exclusivement au vin, à part égale entre le blanc et le rouge. Les vignes se situent pour les deux tiers en Ontario, un quart en Colombie britannique et le reste provient du Québec et de la Nouvelle-Écosse.  Sa production de quelques 650 000 hl est globalement stable depuis 10 ans. Elle couvre seulement entre 10 et 20% de la consommation intérieure.

En Suisse, les chiffres sont similaires. La confédération helvétique produit en moyenne 600 000 hectolitres sur environ 15 000 ha. Les vignes sont principalement situées en suisse romande.  Ici le cépage roi est le chasselas. Dans ce pays montagneux, le travail de la vigne est souvent héroïque. Comme la production nationale ne suffit pas à répondre à la demande intérieure, plus de 75 % des vins consommés en Suisse sont importés.

Inde et Royaume-Unis : potentiel consommateurs et potentiel producteur ?

Potentiel consommateurs ?

L’Inde est le plus grand consommateur au monde de …whisky !  Même si elle possède  150 000 hectares de vignes, seulement 1,6 % est destiné au vin. Il est consommé à 85 % sur le marché domestique. Son potentiel ? Ses 1,4 milliards d’habitants  dont 485 millions ont l’âge de consommer de l’alcool. Comme l’explique FranceAgrimer :  » La consommation se cantonne pour le moment à 3 millions de consommateurs pour moins de 30 millions de bouteilles. Mais la nouvelle classe moyenne devrait tirer la consommation d’alcool vers le haut ».  A noter que 90 % de la consommation de vin se fait dans les grandes villes et zones touristiques (Delhi, Mumbai, Bangalore, Goa, Pune).

Potentiel producteur ?

A l’inverse, le Royaume-Uni est un grand consommateur de vin. Il est le 3ème importateur de vin en volume et en valeur au monde, avec comme principaux fournisseurs, la France, puis l’Italie. Au final, 99,5 % des vins consommés au Royaume-Uni sont importés. Pour cause : la fraîcheur et l’humidité ambiante du Royaume-Uni  ne sont pas favorables à la viticulture. Ses atouts ? Le changement climatique en route et ses sols crayeux du Sud de l’Angleterre. Précisément là où, la  production de vins effervescents est en train de se développer. Modestement. La surface totale en vigne de cuve est seulement de 3 800 ha pour une production de 65 000 hl avec 62% d’effervescents. Les vins sont commercialisés à 90 % sur le marché intérieur, mais ils trouvent progressivement une place sur les marchés scandinaves.

Anne Schoendoerffer, © Dionisio Iemma/Adobe Stock

Sources :  France Agrimer.   OIV, EUROMONITOR

Les leaders du vin

Depuis 1998, FranceAgriMer (auparavant l’Onivins puis Vinifhlor) publie chaque année une veille concurrentielle sur le marché mondial du vin. Tel un observatoire dont les objectifs sont d’analyser le contexte concurrentiel international et identifier les forces et les faiblesses des principaux pays producteurs de vins. Qui sont les leaders ? Pourquoi ? Focus sur les principales forces du trio de tête : France, Espagne et Italie.

Sommaire :

  • Sur le podium de la veille concurrentielle 2022
  • Focus sur les forces de la France
  • Focus sur les forces de l’Espagne
  • Focus sur les forces de l’Italie

Sur le podium de la veille concurrentielle 2022

Les 3 leaders du vin sont les 3 premiers producteurs de vin au monde. En 2021, (année de cette dernière veille concurrentielle 2022 qui vient d’être publiée), la France reprend la première place à l’Italie qui se retrouve troisième derrière l’Espagne. En clair, la France est en haut du podium, l’Espagne, deuxième et l’Italie, troisième. Comme le souligne France Agrimer :  » les scores de ces trois pays restent proches et très élevés, confirmant la dynamique historique de ces producteurs ».

Focus sur les forces de la France

Parmi les nombreux indicateurs de la veille concurrentielle, la France bénéficie d’atouts et de forces qui la placent première cette année.  Voici les principaux.

La France est désormais le premier pays en matière de superficie bio, devant l’Espagne et l’Italie.

Parmi les pays européens, la taille de ses exploitations est la plus importante (11 hectares en moyenne en 2021) alors qu’elle est en Espagne de 1,7 hectares en moyenne.

La France est bien positionnée sur son important marché domestique de consommation – à savoir la consommation de vin dans l’hexagone – même si elle a tendance à diminuer depuis plusieurs années, avec une accélération ces dernières années. Notons qu’aujourd’hui, le premier pays consommateur de vin est les États-Unis. La France est deuxième, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et  l’Italie. Ces 5 pays concentrent 49 % de la consommation.

A l’export, l’image et la notoriété des vins français restent particulièrement fortes. Et elle sait bien les valoriser, notamment grâce aux champagnes. La reprise du commerce mondial post-Covid a tout particulièrement bénéficié à la France, avec des exportations en valeur atteignant plus de 11 milliards d’euros en 2021.

Focus sur les forces de l’Espagne

Après plusieurs années à la troisième position, en 2021, l’Espagne se classe seconde.

Le vignoble espagnol est en superficie le premier vignoble mondial de cuve (c’est -à -dire le vignoble destiné à produire du vin) malgré une tendance à la réduction ces dernières années.

L’Espagne est également devenue seconde au niveau de la superficie en vigne de cuve biologique, devant l’Italie.

C’est aussi le premier exportateur en volume. En 2021, elle a réalisé ses meilleures exportations en volume depuis 2015, avec près de 24 millions d’hectolitres exportés. Toutefois, comme le pointe l’étude,  ses volumes exportés, majoritairement des vins en vrac, sont très faiblement valorisés.

Enfin, l’Espagne bénéficie tout particulièrement du nouvel indicateur sur la part de e-shoppers (acheteurs sur Internet) : avec 93 % de e-shoppers, l’Espagne se classe première parmi les 13 pays de la veille.

L’Espagne bénéficie d’une bonne image à l’international, même si elle est encore en retrait par rapport à ses concurrents français et en italien. La veille 2022 souligne d’ailleurs que  » ses entreprises commerciales sont très actives ». Et aussi que  » la filière espagnole semble de plus en plus dynamique, portée par des recherches poussées dans de nombreux domaines ».

Focus sur les forces de l’Italie

Depuis 2015, l’Italie demeure le premier pays producteur de vin au monde avec 50 millions d’hectolitres en 2021. Avec cette même année, des rendements à plus de 80 hl/ha contre 57,6 hl/ha pour la France ou encore 44,1 hl/ha pour l’Espagne.

L’Italie profite également de ses excellentes capacités de production pour performer en volume à l’export, avec 20 % des parts de marché en 2021, nettement plus que la France (14 %) et qui se rapproche de l’Espagne (21 %). Comme le souligne l’étude :  » le succès du Prosecco et des autres vins effervescents italiens a contribué à augmenter le prix moyen des bouteilles italiennes vendues à l’export ».

Parmi les autres atouts de l’Italie relevés par l’étude, notons la croissance de la consommation nationale de vin en hausse. Sans oublier, la renommée de ses vins à l’international, même si la France reste le leader sur ce point.

Anne Schoendoerffer, © peterschreiber.media/ AdobeStock

Sources :  France Agrimer.     Télécharger la synthèse de l’étude

Tendances 2023 des consommateurs français dans l’univers du vin

 « S’il a toujours détenu une place particulière dans le cœur des Français, le vin (55%) est en 2023 au coude-à-coude avec la bière (56%) parmi les boissons alcoolisées préférées des Français », lance Arnaud Daffy, associé chez Sowine, lors de la présentation du 12eme Baromètre SOWINE/DYNATA 2023* en visio sur Linkedin le 27 mars 2023. Mais, « il reste la boisson préférée des femmes ». Couleurs, cépages, régions : quelles sont les préférences des français ?  Pour quel moment de consommation ? Les français sont-ils consommateurs de vins étrangers ?  Quelle est l’importance des labels environnementaux ?

Décryptage des tendances de consommation des Français.

Sommaire

  • Quelle est la couleur de vin préférée des français ? Pour quel moment de consommation ?
  • Quel est le podium des cépages et régions préférées des Français ?
  • Les français et les vins étrangers ?
  • Quelle est l’importance des labels environnementaux ?
  • Quelles sont les autres tendances majeures ?

Quelle est la couleur de vin préférée des français ? Pour quel moment de consommation ?

Le Baromètre SOWINE/DYNATA 2023 observe que le vin blanc est en tête cette année encore parmi les couleurs de vin privilégiées, cité par 93% de consommateurs (versus 91% en 2022), suivi par le vin rosé avec 88% ( en baisse de 1 point par rapport à 2022) et le vin rouge avec 83%.

Les Français sont 58% à préférer consommer du vin en famille  (toutes couleurs confondues, en progression de 3 points par rapport à 2022), avec en tête à 66%, le vin rouge. Pour 58% des répondants, le repas reste le moment privilégié pour consommer du vin (toutes couleurs confondues). Il est suivi par l’apéritif qui est davantage plébiscité pour les blancs et les rosés, puis lors de soirée.

Le deuxième moment de consommation privilégié est la dégustation entre amis, à 32% (en baisse de 2 points par rapport à 2022), toutes couleurs confondues.

Quel est le podium des cépages et régions préférées des Français ?

D’après une liste de plusieurs cépages présentée de façon aléatoire, les interviewés répondent à la question : « Quel(s) cépage(s) privilégiez-vous lorsque vous choisissez un vin ? »,

le Chardonnay à 40%, le Merlot à 27% et le Pinot Noir à 27%, suivis par le Cabernet Sauvignon (24%), le Riesling (19%) puis le Sauvignon Blanc (16%).

Notons que 29% des connaisseurs/experts en vin privilégient la Syrah versus 8% des néophytes et 12% des amateurs éclairés.

Sowine/data observe ainsi une similitude avec le Top 3 des régions viticoles plébiscitées par les Français dans cette étude. Sur le podium, comme en 2022, Bordeaux est en tête, puis la Bourgogne et la Champagne. Le choix de Bordeaux comme région préférée est unanime quel que soit le niveau de connaissances : aussi bien chez les connaisseurs/ experts (57%) et les amateurs éclairés (50%) que chez les néophytes (39%).

Les français consomment-ils des vins étrangers ?

Le Baromètre SOWINE/DYNATA révèle que 7 Français sur 10 consomment des vins étrangers. Parmi eux, si 29% s’ouvrent aux vins du nouveau monde avec, en top 3, le Chili (7%), l’Afrique du sud (5%) et l’Argentine (5%), 71% privilégient les vins Européens, Italie en tête (28%) devant l’Espagne (21%).

Leurs motivations ? « Pour essayer de nouvelles choses » est citée à 43%, tout comme « pour leur goût » (43%). L’envie de « prolonger l’expérience des vacances » est choisie à 17%.

Quelle est l’importance des labels environnementaux ?

Lors de l’achat, ils sont 55% à prendre le temps de regarder si une bouteille de vin affiche une certification environnementale (en hausse de 2 points par rapport à 2022). Cette tendance en hausse est très marquée chez les 18-25 ans, à 67% (en hausse de 9 points par rapport à 2022) et les 26-35 ans à 65% (en hausse de 2 points par rapport à 2022).

Les principales motivations des Français pour choisir un vin portant un label environnemental sont de s’assurer de la qualité (48%), de respecter l’environnement (44%) et de s’assurer de l’origine du vin et de son cycle de production (37%).

Quelles sont les autres tendances majeures ?

« Le now/low alcool » confirme sa tendance, ainsi que le « ​​Consommer moins mais mieux ».

Côté digital, d’après le baromètre,  » TikTok est la plateforme la plus engageante en 2023 dans le secteur des vins et des spiritueux.  32% de ses utilisateurs suivent des domaines, châteaux, marque ou producteurs de vin, devant Instagram avec 27% de ses utilisateurs (en recul de 5 points par rapport à 2022).

Anne Schoendoerffer, © Ilshat/Adobestock

Sources : www.sowine.com

*Étude menée en décembre 2022 sur un échantillon de 1034 Français habitant en France métropolitaine âgés entre 18 et 65 ans, dont la représentativité a été assurée par la méthode des quotas sur la base des critères du sexe, de l’âge et de la zone géographique d’habitation.